Il grêlait ce jour là. Aux côtés de celle qui de mon cœur partage la chaleur, nous roulions vers notre maison. Le seul essuie-glace intègre peinait à chassait toute l'eau qui ruisselait le long de la vitre avant. Quand nous arrivâmes, la grêle avait laissé place à une lourde pluie, de celles que redoutent le plus ceux qui craignent l'eau qui tombe du ciel.
Sarita, deux oreilles pointues, de grands yeux gris, et pleins de griffes, s'était refugiée sur le rebord d'une fenêtre… piètre abris pour un chat aussi bien nourri! Aussi étions un de plus à passer la porte lorsqu'elle fut ouverte. Restée ouverte, elle permit à Sarita de revenir avec un oisillon gémissant dans la mâchoire, qu'elle emmena sous le piano.
Pour moi, elle n'a jamais voulu le blesser, simplement l'aider. Elle le portait comme une mère se saisit de ses enfants. L'oiseau ne ressemblait plus à grand-chose… entre mes mains qui lui apportaient un peu de chaleur dont il avait l'air d'avoir tant besoin en cet instant n'était plus qu'un petit corps couvert de boue, haletant, poussant quelques cris entre deux respirations. Un de ses yeux était enflé, abject. Son plumage partiel laissait deviner qu'il aurait encore dû être dans son nid, si le vent ne l'en avait pas chassé.
Divinité magnanime ou innommable, qui sait. Cette vie me semblait meurtrie, cette âme me semblait souffrir, aussi portais-je mes mains autour de son maigre cou… l'espace d'un instant, sa peau s'étira, ses os craquèrent, ses muscles se tendirent et ses ailes se mirent à battre, vainement… puis sa tête se détacha de son corps. Quelques spasmes agitèrent encore ce qui plus tôt avait été un oiseau. L'instant d'après il pris son dernier envol avant de s'écraser de l'autre côté d'un muret… et la vie continua.
lunes, 26 de octubre de 2009
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